Alphonso de Aldama
Item
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Title
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Alphonso de Aldama
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Description
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The article on Alfonso de Aldama covers his prominence as a celebrated fencer and socialite in late 19th-century Paris. It discusses his Cuban origins and early relocation to Paris, where he became renowned for his bravery and chivalrous demeanor both in fencing halls and high-society gatherings. Aldama's physical appearance, characterized by a distinctive nose, rectangular face, and musketeer-like mustaches, contributed to his memorable presence. Despite his fencing skills, he was not inclined towards dueling for personal gain, often choosing pistols to demonstrate fairness in his fourteen duels. Aldama's engaging personality and storytelling abilities endeared him to a wide circle of friends, who mourned his passing and celebrated his legacy as a symbol of honor and sportsmanship in Parisian society.
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Date
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April 15, 1898
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number
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2
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pages
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21
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
ALPHONSO DE ALDAMA
L'escrimeur célèbre qui vient de mourir et dont nous donnons le portrait, Alfonso de Aldama, fut l'un des amateurs les plus réputés de cette dernière partie du xixe siècle, assez riche cependant en forts tireurs.
Son nom restera longtemps le synonyme de bravoure et de chevaleresque attitude, non seulement parmi ceux qui fréquentaient les salles d'armes, mais aussi parmi tous ceux qui furent mêlés de près ou de loin à la vie parisienne.
Pendant vingt-cinq ans et plus — il est mort à cinquante et un ans et était venu, de Cuba, habiter Paris très jeune, — il fut de toutes les fêtes, de toutes les premières, de toutes les réunions mondaines.
De très noble famille, cet hidalgo était reçu dans la haute société du Faubourg et ne dédaignait pas de s'encanailler parfois avec de joyeuses personnes.
Son profil caractéristique, son grand nez busqué, sa face rectangulaire, son menton dominateur et ses longues moustaches de mousquetaire, remontant droit vers les yeux et effilées comme la pointe d'une de ces épées qu'il aimait tant à manier, méritaient de passer à la postérité.
Loin d'être un bretteur, c'est-à-dire un homme allant sur le terrain « pour le plaisir » et se prétendant sûr d'avoir la vie de son adversaire, Alfonso, qui s'est battu quatorze fois, répugnait à user de la supériorité que lui assurait sa grande force à l'épée. Souvent il renonça au bénéfice du choix des armes et accepta le pistolet où il n'était que de moyenne force.
Il aimait à raconter les affaires d'honneur auxquelles il avait été mêlé, soit comme acteur, soit comme témoin, aussi bien celles qu'il avait arrangées que celles qu'il avait conduites jusque sur le pré. Causeur charmant, plein d'esprit et d'humour, on ne se serait pas lassé de l'écouter.
Malgré son égoïsme, en quelque sorte inconscient, il avait de nombreux amis qui l'ont sincèrement regretté, et longtemps encore on dira, ainsi que je l'ai entendu tout récemment à l'assaut de l'Union artistique :
— Il manque ici quelqu'un, c'est Aldama.
L. P.