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Title
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fr
De la Susceptibilité Chez les Escrimeurs
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Alternative Title
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en
Susceptibility Among Fencers
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Description
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The article discusses the sensitivity and pride among fencers, likening them to musicians in their quickness to take offense. It recounts a dispute over the Albert Marone Cup, where the organisers (La Rapière) responded sharply to criticism after Italian teams won due to cost-cutting measures excluding the French team. The author emphasizes the significance of French international fencing victories in upholding France's fencing reputation and the necessity for unity among fencers to combat dwindling public interest in the sport, calling for a cohesive approach to preserve its standing.
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Date
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September 28, 1912
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number
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732
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pages
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753
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
De la susceptibilité chez les escrimeurs
Ces gens qui " taquinent " la pointe sont décidément bien... pointilleux!
Les escrimeurs sont, avec les musiciens, et avant les femmes, la race la plus susceptible, la plus pointilleuse et la plus irritable!!! En voici un récent exemple :
On sait que la Rapière organise, chaque année, le Tournoi d'Uriage et la Coupe Internationale Albert Marone. En l'absence de l'équipe de France, que l'on furent avait omis d'inviter, « pour réduire les frais », ce les Italiens qui remportèrent, cette année, le trophée... La presse sportive s'en émut… Nous eûmes le mauvais goût de ne pas approuver la Rapière... et la Rapière, mécontente, nous le fit assavoir en des termes nombreux, ironiques et précis, par le canal de son secrétaire...
Vos informations, dit M. Pozzo di Borgo, sont évidemment puisées à des sources tendancieuses… La Coupe Albert Marone, organisée pour permettre aux équipes de province de se mesurer avec des équipes nationales, fut remportée en 1908 par l'équipe nationale italienne, en 1909 et en 1910 par l'équipe de France. En 1911, ce fut l'équipe de la Rapière qui triompha devant les équipes de la Suiseet de Lyon. Ce n'est donc pas l'équipe de France qui, avant le 11 août 1912, était détentrice de la Coupe Albert Marone, mais l'équipe de la Rapière.Il y a là une nuance... D'ailleurs, que nous reproche-t-on? Est-ce la victoire de l'équipe italienne ?... Mais quelle signification internationale à cette victoire?
Toute la question, justement, est là!... Les victoires, très rares d'ailleurs des étrangers, chez nous, ont, de par leur rareté même, un énorme retentissement hors de France... Elles consolident ou elles amoindrissent notre prestige et la valeur de notre école française dont dépend, non seulement notre réputation d'escrimeurs, mais, ce qui est beaucoup plus grave, le placement de nos professeurs à l'étranger... C'est le résultat immédiat et pratique de tous les tournois. Voilà pourquoi la Rapière, fut elle détentrice d'un challenge, n'avait pas le droit de nous exposer à un échec certain et de modifier à son aise les conditions d'une épreuve... d'autant plus que l'équipe remportant le plus souvent la Coupe dans l'espace de cinq ans doit en devenir définitivement propriétaire!...
Si la Rapière avait sollicité l'appui de notre Fédération, où les générosités, Dieu sait ! ne manquent pas, je suis persuadé que les difficultés pécuniaires mises en avant pour excuser cet impair, auraient été vite aplanies...
Enfin, s'il est vrai que charbonnier est maître chez soi il est plus vrai encore que la Fédération nationale a le droit et le devoir de se mêler à tout ce qui touche de près ou de loin, l'escrime française...
Il faut que nous soyons dirigés, et avec énergie !... Il est grand temps que disparaissent toutes ces jalousies, toutes ces mesquineries, toutes ces extravagantes combinaisons, toutes ces ambitions contraires dont se meurt notre sport national!... Il nous faut une unité d'action, de direction et de but!....et ici je ne m'adresse plus à la Rapière, mais à tous les escrimeurs de France ! !... Marchons unis! C'est à cette seule condition que nous parviendrons peut-être à triompher de l'envahissement des autres sports athlétiques, vers lesquels le grand public se porte en masse, tandis que nous nous mangeons le nez en famille!... Il se moque pas mal de nos ridicules susceptibilités, de nos sottes rancunes et de notre amour-propre démesuré, le grand public... Il a bougrement raison!... Nous ne sommes plus intéressants!!... Il faut réagir contre cette crise fâcheuse… Nous le pouvons!... Tous les vrais sportsmen y trouveront leur compte!... Tant pis pour les autres!
JOE BRIDGE.
C'est par erreur que nous avions donné au réputé maître du 10* hussards la place de second au Tournoi de Luchon. L'excellent professeur s'y est classé premier ex-aequo avec le redoutable Hugnet.