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Title
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A. Waskiewicz
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier profiles A. Waskiewicz, a well-respected figure in the fencing world with Polish origins and a background in finance. Despite his average stature, Waskiewicz is known for his remarkable strength and endurance, though he is sometimes hindered by gout. His demeanor combines both energy and timidity, and he is passionate about defending the principles of fencing. A devoted student of the renowned fencing master Cordelois, Waskiewicz is particularly skilled in attack, executing a variety of strikes with precision and calculated distance. He frequented various fencing salles and is actively involved in mentoring young fencers and organizing events. As vice-president of the Société d'encouragement de l'escrime, he is a central figure in promoting the art of fencing in France.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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7
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page end
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10
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
A. WASKIEWICZ
Voilà, certes, l'un des noms les plus « autorisés » du monde de l'escrime. A. Waskiewicz est d'origine polonaise comme l'indique son nom ; il a appartenu longtemps au monde financier.
Il cultivait avec un égal succès la prime et la remise à la salle d'armes et sous les colonnades de la Bourse.
Le rival des Ezpeleta et des Féry d'Esclands est d'une taille moyenne, mais bien prise. Tout en muscles, il est d'une rare vigueur, et, bien qu'il ne soit plus tout jeune, il fatiguerait encore sur la « planche » les plus robustes, si la maudite goutte ne l'empêchait trop souvent de se servir de son fleuret.
Sa physionomie reflète à la fois l'énergie et la timidité. C'est un timide énergique ou un énergique timide, comme on voudra.
Une petite moustache grisonnante souligne un visage aux traits fins et presque minuscules.
L'œil est vif et brille d'un feu étrange quand Waskiewicz, qui, au fond, est la bonté même, s'emballe pour défendre les grands principes de l'escrime.
Oh ! alors gare aux contradicteurs ! L'élève de Cordelois vous les roule, vous les retourne par une série d'arguments pressés, lancés d'une voix sonore et scandés par une expressive mimique.
Le tempérament de l'attaqueur et du toucheur se retrouve chez le causeur.
On peut dire, sans flatterie, que ce galant homme possède à fond la science de l'escrime. Il a voué à cet art, qui procure à ses fidèles d'incomparables jouissances, un culte passionné que les années n'ont point affaibli.
Waskiewicz a été un des premiers tireurs de notre époque. C'est un des plus remarquables élèves de Cordelois, qui a laissé, comme on sait, un traité d'escrime très estimé.
Il est probable que Waskiewicz n'a pas dû être étranger à la confection de ce savant ouvrage.
Le brillant élève de Cordelois, je l'ai déjà dit, est surtout « attaqueur », comme la majorité des disciples de ce maître éminent, comme A. d'Ezpeleta, comme Cordelois lui-même.
Ce n'est pas à dire qu'il pare médiocrement. Il a, au contraire, une main excellente et prend notamment le contre-de-quarte avec une vraie maîtrise. Ses ripostes et contre-ripostes sont aussi fort réputées. Mais le fort de Waskiewicz — il n'y a pas à dire — c'est l'attaque.
Les coups droits, les une-deux dedans au changement d'engagement, les battements au changement dégagé pleuvent alors drus comme grêle sur la poitrine de l'adversaire. Tous ces coups sont exécutés d'allonge, car Waskiewicz possède mieux que personne ce qu'on a appelé la « rouerie de la garde » ou le calcul de la distance. Il sait se « loger » d'une admirable façon.
Ajoutez à cela que c'est un tireur de tête, habile à tendre à ses adversaires des pièges machiavéliques.
Waskiewicz a fréquenté longtemps la salle de Pellencq, rue Laffitte. Aujourd'hui, il va régulièrement chez Hyacinthe Vieuville, qui est heureux de posséder dans sa salle de la rue de la Victoire un tireur de cette valeur.
Il ne ménage point d'ailleurs ses conseils aux jeunes escrimeurs d'avenir, et il endosse plus d'une fois le plastron du professeur pour les faire travailler.
Waskiewicz possède son « Paris-Escrime » sur le bout du doigt et nul mieux que lui ne pourrait vous dire ce que tel tireur renommé a « dans le ventre », comme on dit vulgairement.
Il n'est point flatteur, et tel vaniteux a pu se convaincre qu'il ne faisait pas bon de se frotter à ses coups de boutoir.
Ajoutons, pour terminer, que Waskiewicz, qui est vice-président de la Société d'encouragement de l'escrime, en est, en quelque sorte, l'âme. C'est lui qui organise la plupart des assauts, fait les multiples démarches qu'ils exigent et se dévoue enfin de toutes ses forces à cette œuvre si intéressante destinée à propager en France le culte de l'escrime — exercice passionnant quand on s'y adonne sérieusement, mais bien sévère pour les débutants.