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Title
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Gustave de Borda
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier presents Gustave de Borda, a lively and humorous figure in the fencing world, known for his sharp wit and jovial personality. Nicknamed "Coup-d'Épée," de Borda is both good-natured and capable of delivering biting remarks, though always with a sense of underlying kindness. Physically, he is described as resembling the Vert-Galant, with a playful and expressive face that reflects his cheerful demeanor. As a fencer, de Borda, who is left-handed, is a long-time student of the renowned Raimondi, and is known for his passionate and impulsive style. He often overwhelms opponents with his energy and surprising tactics, including his unique way of evading ripostes by leaping backward. His preferred move is the counter-parry in tierce, followed by a deft riposte in sixth. Beyond fencing, de Borda holds multiple vice-presidencies in various fencing and mutual aid societies and is noted for his amiable and non-confrontational nature, despite having fought a few duels in his life. He also served bravely during the Franco-Prussian War, earning the Légion d'honneur for his valor.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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36
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page end
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39
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
GUSTAVE DE BORDA
Gustave de Borda est un sympathique et un gai. Il possède cette qualité particulière qui s'appelle « l'humour » assaisonné d'une jolie dose d'entrain bien français.
Ne pas croire cependant que « Coup-d'Épée » — ainsi qu'on l'a bien improprement dénommé — n'ait point de temps en temps la saillie mordante.
S'il est vrai de dire qu'il a de l'esprit jusqu'au bout des ongles, il ne l'est pas moins de reconnaître qu'il a des ongles au bout de l'esprit. — Ça déchire parfaitement, ou mieux ça griffe — car la bienveillance native de l'angora reprend le dessus et empêche la déchirure d'aller au-delà de l'épiderme. Il en résulte une petite égratignure à fleur de peau. Simple coquetterie d'un brave homme et d'un homme brave qui tient à prouver que s'il fait généralement, par nature, patte de velours, il pourrait, à l'occasion, montrer les griffes.
Au physique, c'est tout le portrait du Vert-Galant.
L'œil est vif, malicieux, rieur et bon, le nez très bourbonnien, la lèvre railleuse. La barbe, qu'il porte entière, encadre un visage haut en couleur et respirant la gaieté, l'entrain et l'ironie douce.
Cette figure aimable surmonte un corps à la Porthos, demeuré très agile en dépit d'un aimable embonpoint qui cadre bien avec la joyeuseté de la physionomie.
De Borda, qui est gaucher, est élève du célèbre Raimondi. Il a trente ans de salle d'armes, ainsi qu'il le proclama lui-même jadis, après un assaut mouvementé avec Rue — un autre gaucher — au Cercle des Mirlitons.
Bien que le jeu de l'élève de Raimondi abonde en coups réguliers — (il procède généralement par coups droits et recherche volontiers la riposte du tac-au-tac) — il est essentiellement un tireur de tempérament, ou mieux un impressionniste du fleuret.
Il se précipite sur son adversaire avec une furia irrésistible, le surprend dans ses préparations d'attaques, le culbute, le terrorise par son cri de guerre guttural et formidable : — rrrrrrrrrriiiiiiiii! — et, bref, le met en pièces.
On se surprend, après un aussi chaud engagement, à rechercher les morceaux dudit adversaire autour de soi.
Ce n'est point par la vigueur qu'il faut combattre ce jeu romantique : c'est par la finesse, l'à-propos, le sang-froid, le jugement.
Gustave de Borda a une façon bien particulière d'éviter la riposte après une attaque moyenne : il fait un bond en arrière assez habilement combiné pour lui permettre de riposter avec succès.
Cela surprend joliment les adversaires peu familiarisés avec ce jeu romantique.
Sa parade favorite est le contre-de-tierce, qu'il roule avec une rare dextérité, pour se ménager parfois une fine riposte en sixte liée. Une riposte de maître, s'il vous plaît.
Gustave de Borda est triplement vice-président, sauf erreur : vice-président de la salle de l'Union artistique, vice-président de la Société de secours mutuels des maîtres d'armes, et vice-président de la Société d'encouragement de l'escrime.
Que de vices pour un sportsman si aimable !
Ajoutons que c'est le moins querelleur des hommes.
Il a eu, je crois, trois duels dans sa vie !
Un, entre autres, avec mon confrère et ami Albert Delpit, qui s'en tira avec une blessure légère.
Un dernier trait : de Borda, qui a fait partie des valeureux Éclaireurs Franchetti, pendant la guerre de 1870-1871, a reçu en pleine poitrine un coup de bouton... rouge... le ruban de la Légion d'honneur.
Pas plus que les autres, de Borda n'a jamais songé à nier celui-là.