Andrieux
Item
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Title
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Andrieux
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier highlights M. Andrieux, a former prefect of police and a passionate fencer. Andrieux is a dedicated sportsman, often engaging in multiple fencing bouts after a vigorous morning horseback ride. Known for his energetic and physical style, he is not a classical fencer but has shown significant improvement over time, particularly in controlling his aggressive tendencies. His favored attacks include direct thrusts, cuts, disengagements, and one-two combinations, executed with a keen eye for openings. However, his habit of withdrawing his hand can sometimes expose him to counter-attacks. Andrieux, a member of the salle Collin, often fences with M. Sanguinetti, engaging in long and intense matches. His strength and tenacity make him a formidable opponent, especially in épée, where he can fully express his combative nature. His distinctive and expressive appearance has been well captured by the artist Mars in the album L'Escrime à l'Elysée.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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58
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page end
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61
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
ANDRIEUX
L'ancien préfet de police mérite certes de figurer dans cette galerie d'amateurs consacrée à tous ceux qui cultivent le fleuret avec amour.
M. Andrieux est un sportsman convaincu. Je l'ai vu bien des fois fournir, dans une matinée, cinq ou six assauts au retour d'une promenade au Bois, où il venait de galoper pendant deux heures un demi-sang ombrageux.
C'est essentiellement un tireur de tempérament qui sait mettre à profit sa rare énergie et ses moyens physiques.
Classique, il ne l'est point. Pourtant il faut noter dans sa manière un grand progrès depuis quelque temps. Il se dépense beaucoup moins en attaques répétées et s'applique à régler sa fougue. Sa tenue est également meilleure, et s'il déploie peu « d'allonge », il attaque, riposte, et contre-riposte avec plus de correction.
Ses attaques favorites sont le coup droit, le coupé, le dégagé et le une-deux. Il exécute tous ces coups en portant préalablement le poids du corps sur la jambe gauche, tandis que le pied droit semble battre la mesure. On dirait un pur-sang qui piaffe d'impatience. Le tireur prend tout bonnement son élan pour bondir. Pendant ce temps, l'œil ne quitte point la poitrine de l'adversaire, puis, tout à coup, dès qu'il a remarqué « un jour », il fond sur l'ennemi avec une impétuosité sans égale. Si cette première attaque a été parée, il revient à la charge, « remise » et « redouble » jusqu'à ce que la phrase d'armes se soit terminée par un coup de bouton.
Il faut reconnaître que fort souvent ce coup de bouton doit être porté à son actif.
Par exemple, il retire parfois la main, ce qui enlève à ses attaques une partie de leur sécurité, en donnant à l'adversaire la tentation de prendre le coup d'arrêt : de là des coups fourrés assez fréquents.
M. Andrieux possède bien la « rouerie de la garde » et juge bien la distance.
Ce sentiment exact de la « portée » lui vaut des parades souvent excellentes. Il prend d'ailleurs bien les contres et riposte vite dans toutes les lignes.
M. Andrieux fait partie de la salle Collin.
Le maître, on le sait, dirige les séances d'armes élyséennes avec beaucoup de tact, gourmandant doucement les incorrects et félicitant les preneurs de classiques coups de bouton.
L'adversaire favori de l'ancien ambassadeur à Madrid est M. Sanguinetti, un très sympathique tireur dont les progrès vont s'accentuant chaque semaine. Tous deux se livrent des combats homériques qui durent parfois une grande heure et qui les laissent fatigués mais non rassasiés.
M. Andrieux est un tireur d'épée fort dangereux.
Sa vigueur, son « fond », sa ténacité se donnent là librement carrière ; cette arme de combat lui permet mieux que le fleuret de donner cours à son jeu de tempérament.
Lors de la grande poule à l'épée de l'Elysée, le jeune adversaire de l'ancien préfet de police doit s'estimer heureux d'avoir mis hors de combat un champion qui était justement regardé comme l'un des candidats probables à la victoire.
La physionomie expressive de M. Andrieux est beaucoup trop connue pour que j'aie besoin d'en tracer une silhouette à la plume. Je me bornerai à dire que le dessinateur Mars a très bien rendu, dans son album de L'Escrime à l'Elysée, le type aristocratique du spirituel député escrimeur.