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Title
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Various Amateur Fencers in Paris, 1886
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Description
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This untitled chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier reflects on the difficulty of documenting all the top fencers in Paris, noting that many deserving individuals were left out but will be covered in future works. Tavernier provides brief profiles of several skilled fencers, highlighting their unique strengths and characteristics.
—Comte de l'Angle-Beaumanoir is praised for his quick and skillful parries, particularly his mastery of the counter-de-quarte.
—D’Ariste is noted for his elegant and lively style, excelling in ripostes and counter-ripostes.
—Barrol is described as a challenging fencer who uses specially made, nearly unbreakable foils.
—M. Chabrol, president of the Cercle d'Escrime Mimiague, is a highly classical fencer with excellent defensive skills and precise ripostes.
—M. Devillers is recognized for his rapid and powerful attacks that often surprise his opponents.
—Comte Emmery, a left-handed fencer, is particularly skilled in defense and counter-attacks, making him one of the most difficult opponents to touch.
—Gustave Laroze is considered by Mérignac aîné as one of the strongest fencers in Paris, known for his speed and deep understanding of fencing.
—Comte de Lindeman is acknowledged for his finesse and precision in both attack and defense, considered one of the top three fencers in Paris.
—Edmond Blanc is a latecomer to fencing but has quickly caught up, demonstrating passion and skill, particularly in defense.
—M. Passot is compared to Tony Girard, noted for his judgment and quick ripostes despite his physical strength.
—Comte Potocki is recognized for his classical style, precise ripostes, and strong épée skills.
—Roll, also a master painter, is known for his physical strength and judgment, making him a formidable attacker and defender.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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85
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page end
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96
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
Je n'aurai pas la prétention d'avoir consacré un médaillon à tous les meilleurs escrimeurs de Paris : la tâche serait au-dessus de mes forces et nécessiterait plus d'un volume. C'est ainsi que je me suis vu contraint d'en négliger un grand nombre qui auraient mérité de figurer dans cette galerie. Mais ce qui est différé n'est pas perdu, et je réparerai ces omissions dans un ouvrage postérieur consacré à l'escrime cosmopolite, et j'aurai alors le loisir de portraicturer en détail des tireurs comme MM. de l'Angle-Beaumanoir, d'Aristo, Léon Aumont, Audouin, Barthe, prince Bibesco, Brinquant, capitaine Bonini, Briguiboul, Louis, Paul et Georges de Cassagnac, Gamuset, de Gaters, Cristiani, Géide, Chabert, de Chauvigny, Charpillon, Chevillard, Chabrol, P. Dupont, Albert de Dion, Devillers, Delapalme, G. Duruy, Duval, Dejoux, comte Emmery, baron Fain, Franconi, Gomez, Tony Girard, Hochon, Lacroix, G. Laroze, Levallois, Edouard Lebey, Charles Le Roy, Th. Legrand, G. Legrand, comte de Lindemann, Glande La Marche, Y. Maurel, Molier, Petit, Polonini, comte Potocki, Passot, Pra, Henry et Paul Reymond, Ritter, Roll, Léon Renault, lieutenant Roux, Rigaud, Armand Silvestre, Sarlin, Sanguinetti, Soliège, Thomeguex, marquis de Valcarlos, Vavasseur, Daniel Wilson, etc., que je cite au hasard de la mémoire.
En attendant, je vais esquisser rapidement les silhouettes de quelques-uns de ces amateurs les plus assidus à la salle d'armes.
Le comte de l'Angle-Beaumanoir est surtout un tireur de tempérament. Après avoir été un attaquant surprenant, il est devenu un merveilleux pareur : nul ne prend le contre-de-quarte avec une dextérité comparable à la sienne. Son triomphe, c'est la parade par le contre-de-quarte avec riposte par le coupé-dessous. Il exécute ce coup avec une rare maîtrise. En somme, c'est un virtuose du fleuret dont la qualité dominante est la vitesse, — une vitesse électrique.
Tireur loyal et modeste, le comte de l'Angle, qui est à la tête des escrimeurs parisiens, est très recherché comme partenaire.
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D’Ariste possède un sentiment exceptionnel de l'escrime. Épris de cet art si difficile, il s'est fait un jeu élégant, plein d'entrain et de grâce, que l'on aime à suivre dans ses développements savants. Il a de bonnes attaques d'allonge et surtout de brillantes ripostes et contre-ripostes par coupés dégagés.
D'Ariste est d'ailleurs depuis longtemps un tireur classé, qui a fait largement ses preuves de science et d'habileté.
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Barrol est un tireur difficile, qui a le tort de « tendre » trop souvent la « perche ».
Barrol, qui a fait d'assez bons assauts avec plusieurs maîtres d'armes, pare et riposte assez bien. On le regarde comme un tireur dont le « joint » n'est pas commode à trouver. Il se sert de fleurets spéciaux, à peu près incassables, qu'il fait exécuter par l'habile armurier Rochatte.
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M. Chabrol est le président du cercle d'escrime Mimiague. C'est un tireur très classique, bien placé en garde et possédant beaucoup de jugement. Pareur de premier ordre, il exécute admirablement les contres qu'il prend de pied ferme, ce qui lui permet de riposter avec précision et rapidité dans toutes les lignes.
M. Chabrol, qui est, à coup sûr, un de nos premiers tireurs, est conseiller d'État et officier de la Légion d'honneur — à quarante ans. Ce rapide avancement est légitimé par un mérite supérieur.
Ajoutons que l'élève de Bertrand est la courtoisie personnifiée.
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M. Devillers est encore un des bons élèves de la salle Mimiague. C'est un attaqueur d'une vitesse redoutable, dont le coup arrive en pleine poitrine de l'adversaire, si celui-ci a eu l'imprudence de le laisser se « loger ».
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Le comte Emmery s'est révélé récemment dans les deux grands assauts qu'il a soutenus contre Mérignac aîné comme le roi des gauchers, — côté des amateurs.
Le comte Emmery, très élégant et très effacé dans sa garde, attaque en marchant avec une grande vitesse et souvent par le redoublement. — Je préfère chez lui le pareur à l'attaqueur, quelque redoutable que soit ce dernier chez lui. Il pare à merveille par le double contre-de-quarte et riposte avec une justesse et une rapidité surprenantes.
C'est, à coup sûr, un des amateurs les plus difficiles à toucher qui soient et un de ceux qui se défendront toujours le mieux contre les trois premiers professeurs de Paris.
Le comte Emmery, qui fait partie de la salle des « Mirlitons » depuis qu'il a donné sa démission d'officier d'état-major, excelle encore dans tous les sports : le cheval, le patin, le pistolet. C'est un homme de cœur et d'énergie dont le mâle visage respire la loyauté.
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Gustave Laroze est considéré par Mérignac aîné comme l'amateur le plus fort de Paris. Je ne l'ai pas vu tirer assez souvent pour avoir une opinion bien nette à cet égard ; ce que je crois, c'est qu'il est actuellement l'escrimeur le plus « toucheur » que nous ayons. En tout cas, il tire très fort. Il a fait avec Prévost, il y a deux ans, un étonnant assaut dans lequel il a déployé une vitesse de main prodigieuse.
Laroze, qu'on considère surtout comme un tireur de tempérament à cause de ses moyens physiques exceptionnels, possède à fond la théorie de l'escrime. Nul ne peut en disserter plus savamment.
Bien qu'il soit surtout droitier, il a acquis une belle force de la main gauche et nombre d'amateurs qui s'y sont frottés ont pu s'en apercevoir.
Il est regrettable que ce tireur se tienne éloigné des assauts publics où il n'aurait pas manqué de briller au premier rang pour le plus grand plaisir des amateurs de belles armes.
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Le comte de Lindeman possède incontestablement la main la plus fine que nous connaissions. Impossible de parer, de riposter et de contre-riposter avec plus de brio, de grâce et d'art que ce galant homme, le type du sportsman dans la belle et large acception du mot. J'ajouterai qu'il sait attaquer avec infiniment d'à-propos et prendre le temps avec une science consommée. Le comte de Lindeman n'est pas seulement un des amateurs les plus brillants de Paris, il compte sûrement parmi les trois meilleurs et les trois plus forts.
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Edmond Blanc s'est mis tard à l'étude du fleuret, mais il a bien rattrapé le temps perdu. Passionné pour la science des armes, il ne s'est guère passé de jour, durant ces derniers temps, qu'il n'ait pris une consciencieuse leçon avec l'excellent maître Rouleau.
M. Blanc attaque avec fougue et ténacité ; mais je préfère le pareur chez lui à l'attaqueur. Il prend assez bien les « contres » et riposte parfois heureusement.
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M. Passât, qui travaille depuis un an avec Hottelet à la salle d'armes de la rue Taitbout, est un tireur qui rappelle M.Tony Girard. Comme ce dernier, il a beaucoup de jugement, d'à-propos et surtout une main qui pare légèrement et riposte avec une grande rapidité.
Bien que très solidement construit, M. Passot s'est appliqué à ne point employer sa vigueur. Au fond, c'est tout le secret des armes que Grisier a dévoilé dans la jolie définition suivante : « Pour bien faire des armes, il faut mettre toute sa force à n'en pas avoir. »
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Le comte Potocki est un exécutant classique ayant à son actif de l'à-propos, du jugement et surtout une main exercée qui excelle à détacher la riposte avec précision.
Le comte, qui a du coup d'œil et du sang-froid, est aussi un bon tireur d'épée.
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Roll n'est pas seulement un des maîtres-peintres de ce temps, c'est encore un escrimeur d'une jolie force.
Très bien doué, au point de vue physique, il possède une vigueur qui est tempérée par un jugement clairvoyant.
Attaqueur redoutable en raison de sa haute taille et de l'excellence de ses jambes, Roll est, en outre, un bon pareur-riposteur.
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Henry Reymond est un des plus anciens élèves de la salle Ruzé. C'est un tireur plein de sang-froid qui attaque généralement par des coups simples envoyés vite et de loin, et dont la main rapide excelle à riposter juste dans la ligne haute après la parade par le contre-de-sixte.
Quand Reymond aura acquis plus de jugement, ce sera un des meilleurs tireurs de Paris.
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Armand Silvestre est un de nos bons tireurs d'épée ; la pointe bien en ligne, il est toujours prêt à prendre un temps d'arrêt sur une marche imprudente ou sur une attaque mal calculée. Il a du coup d'œil et une main très exercée qui le dispense d'avoir recours à son inépuisable esprit pour faire rire son adversaire et le désarmer.
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Charles Le Roy possède un joli brin de plume à son fleuret. Qu'il s'agisse de chroniquer ou de tirer, il le fait avec la même facilité, le même brio, la même vigueur.
Aujourd'hui, comme il y a trente ans, Le Roy lance le coup de bouton avec une agilité pareille augmentée de toute son expérience de vieux tireur.
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Sarlin est depuis de longues années déjà un de nos plus solides champions d'assaut public. Il a du fond et de l'expérience, il attaque très vite par des coups composés et réussit souvent de brillantes ripostes dans la ligne basse. C'est un des plus fidèles et des meilleurs élèves de la salle Mimiague.
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M. Vavasseur est en train de devenir un de nos plus remarquables exécutants. Il en est déjà le plus classique, et quand il aura plus de rouerie avec sa merveilleuse façon d'attaquer, de parer et de riposter, ce sera un tireur vraiment parfait, digne d'être proposé comme modèle à tous ceux qui veulent faire des armes.
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M. Daniel Wilson est un gaucher fort correct, doué d'une main très fine et qui a une prédilection particulière pour les parades simples après lesquelles il envoie de jolies ripostes du tac-au-tac. M. Wilson a beaucoup de jugement ; mais chez lui l'attaqueur est inférieur au pareur : le départ du pied a le tort de s'effectuer avant celui de la main.
Cette part faite à la critique, il faut reconnaître en M. Wilson un exécutant régulier avec lequel il est agréable de faire des armes.