De Smytters
Item
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Title
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De Smytters
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier highlights De Smytters, a veteran fencing master who, despite being 72 years old, remains energetic and active. De Smytters' career began with a notable military achievement, where his vigilance and skill as a sentry likely saved a French division during a critical moment before a battle near Antwerp. Trained by the esteemed master Arnault, De Smytters went on to practice with and learn from renowned fencers of his time, such as Bonnet, Lafaugère, Cordelois, and Daressy. He taught at Leboucher's salle in Paris before establishing his own salle on rue Monsigny and later rue Godot-de-Mauroy, where he attracted a dedicated group of students. Although he now only teaches in a few select locations, including Ruzé's salle, De Smytters is still highly regarded, particularly for his work with his devoted student, M. Poupeins-Maufrais.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Date
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1886
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page start
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113
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page end
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114
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
DE SMYTTERS
Encore un vétéran de l'escrime, toujours jeune et infatigable sur la planche, en dépit de ses soixante-douze ans sonnés.
Avant d'occuper la place de maître d'armes au 8e de ligne, de Smytters se signala par un fait d'armes qui le fit citer à l'ordre du jour de l'armée. L'amiral commandant la flotte embossée devant Anvers voulut un soir, avant de tenter une action décisive, se rendre compte lui-même de la vigilance de nos troupes; monté sur un canot d'abordage, il se dirigeait vers le rivage lorsqu'il fut tout à coup arrêté par une balle du fusilier de Smytters, de faction en cet endroit. Le canot amiral ennemi vira de bord sur-le-champ, et c'est peut-être à l'énergique vigilance du maître dont nous nous occupons aujourd'hui que la division française dut son salut.
Il eut pour professeur Arnault, un des maîtres militaires les plus réputés du temps.
Il fréquenta assidûment les Bonnet, les Lafaugère, les Cordelois, les Daressy, avec lesquels il eut l'honneur de croiser plusieurs fois le fer.
À Paris, il professa chez Leboucher, passage des Panoramas; puis il ouvrit une salle rue Monsigny d'abord, et rue Godot-de-Mauroy ensuite, avec le concours bienveillant d'un amateur connu : M. Maufrais.
Il réunit là un groupe d'élèves dont quelques-uns se distinguent encore dans les assauts publics.
Aujourd'hui il ne donne plus de leçons que dans quelques collèges et chez Ruzé, où il s'occupe spécialement de faire travailler, avec la conscience et le zèle qui le caractérisent, M. Poupeins-Maufrais, un élève qu'il est fier d'avoir formé et qui lui a voué d'ailleurs un culte fait de reconnaissance et d'admiration.