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Title
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Rouleau
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier profiles Rouleau, who succeeded the esteemed Pons as the director of the Académie d'armes de la rue des Pyramides. Known for his exceptional skill, judgment, and finesse, Rouleau is regarded as one of the finest fencing masters of his time, having trained under the prestigious Joinville-le-Pont school. His expertise and teaching abilities have earned him the respect of both peers and students, including those in the elite circles of Parisian society. Notable members of his salle d'armes include the duc de Rivière, comte Potocki, and many other accomplished fencers. Rouleau also gives private lessons in the homes of his students, reflecting the growing trend of incorporating private fencing salons into the residences of Paris's wealthy. His influence on fencing in Paris is profound, with his students and the traditions he upholds continuing to elevate the art of fencing in the city.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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128
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page end
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132
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
ROULEAU
Quand celui qu'on appelait le vieux Pons se décida à prendre sa retraite à quatre-vingts ans passés, on se demanda qui pourrait bien assumer la lourde tâche de succéder à un maître aussi éminent comme directeur de l'Académie d'armes de la rue des Pyramides. On jeta les yeux sur Rouleau, l'une des sommités de l'école d'escrime de Joinville-le-Pont, et les plus difficiles durent reconnaître immédiatement qu'il était impossible de faire un meilleur choix.
L'ancien adjudant de la Faisanderie possède en effet, en outre des rares qualités professionnelles, la tenue et le tact nécessaires à l'homme appelé à vivre dans un milieu aussi aristocratique que celui de la salle d'armes de la rue des Pyramides, où Pons était parvenu à grouper les plus grands noms de France et qui a produit des hommes comme : MM. de Bazancourt, le duc de Rovigo, comte de Châteignier, le baron Delaage, etc.
Rouleau est un remarquable exécutant : avec ses qualités maîtresses de main, de finesse, de doigté, et surtout de jugement malicieux, il a brillamment lutté contre des adversaires comme Hottelet, Mérignac, Vigeant.
Comme démonstrateur, il est considéré comme un des plus habiles qui soient ; en outre de sa connaissance profonde des règles de son art, il sait à merveille tirer parti des qualités physiques de ses élèves et les guider dans le sens de leur tempérament.
Rouleau, comme son émule Hottelet, est chevalier de la Légion d'honneur : le ruban rouge a été pour tous deux la consécration de leur maîtrise et la juste récompense de services rendus à l'enseignement de l'escrime dans l'armée.
Le président de la salle de la rue des Pyramides est M. le duc de Rivière; les vice-présidents sont : MM. le comte Potocki et A. Cottin. Ces trois escrimeurs jouissent d'une réputation méritée.
Parmi les meilleurs tireurs on doit citer : MM. de Molombe, H. de Pêne, E. Pochet, L. Pinaud, docteur L. Gage, J. Texier, prince Jélowicki, vicomte de Mareuil, Robert Gottin, vicomte de la Lande, prince de Garaman-Chimay, A. Gérard, Prat, comte F. de Sauvages, colonel baron de Benoist, Giobergia, commandant Coste, comte R. de Lougé.
D'autres membres de la salle, comme MM. le marquis de Compiègne, baron A. Caccamisi, baron J. de Lareinty, marquis d'Oyssonville, de Lapeyrère, comte d'Heursel, docteur Giraudeau, sans être des tireurs classés, font bien des armes.
Enfin, parmi ceux qui cultivent l'escrime depuis peu, donnant de grandes espérances, on peut nommer : MM. le comte de Montaigu, Georges Pochet, Edmond Blanc, L. Paixhans, Bossy, de Miers, Dufour, Lenepveu, Boussarague de Lafont, etc.
Michel Bettenfeld seconde fort bien Rouleau à la salle d'armes; c'est un exécutant très fin, ayant une main excellente et beaucoup d'à-propos dans ses attaques : comme démonstrateur, il a fait ses preuves en publiant un Traité d'Escrime.
Rouleau, comme quelques-uns de nos maîtres les plus renommés, donne pas mal de leçons en ville. Il va notamment chez M. Edmond Blanc, qui s'est fait aménager une très originale salle d'armes, décorée avec beaucoup de goût, dans son hôtel de la rue Dumont d'Urville. Le jeune sportsman s'est épris d'une belle passion pour l'escrime et il y déploie de grandes dispositions. Il est bien placé en garde, pare et riposte juste et attaque avec décision. Avec un maître comme Rouleau, il ne peut manquer de devenir, dans un avenir prochain, un bon tireur.
M. Blanc donne, de temps à autre, dans sa salle d'armes, des séances d'escrime fort suivies ; des tireurs célèbres, comme M. Alfonso de Aldama, par exemple, s'y mesurent avec le maître et les amis de la maison : MM. E. Arène, Sohège, Georges Legrand, comte de Dion, E. Veil-Picard, Gervex, de Marcy, tous tireurs d'épée d'une jolie force ayant fait leurs preuves sur le terrain.
Il devient, d'ailleurs, de plus en plus à la mode d'avoir sa salle d'armes à soi. Un hôtel est considéré comme incomplet aujourd'hui s'il ne comprend une pièce destinée au culte de l'escrime. MM. le comte Potocki, E. Dollfus, A. d'Ezpeleta, Osiris, Victor Maurel, prince de Talleyrand-Périgord, G. Laroze, E. Lebey, pour ne nommer que ceux-ci, possèdent aussi des salles d'armes particulières ; avant peu, avec le mouvement qui s'accentue chaque jour en faveur de l'escrime, on les comptera par dizaines.