Haller

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Title
Haller
Description
This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier profiles Haller, a distinguished fencing master who, despite over twenty-five years of military service, maintains remarkable vigor and precision in fencing. Haller's military career began with the 1st Regiment of Engineers of the Guard, where he participated in the Crimean campaign and later served in the 1st Grenadiers and the 22nd Artillery during the Franco-Prussian War. A student of the legendary Jean-Louis and other esteemed instructors, Haller eventually took charge of the salle d'armes on Rue Favart, known for its elite members. His fencing style is characterized by a penchant for close combat, showcasing his ability to outmaneuver opponents, as seen in his recent bouts against Gain and Frey. Haller is supported by his talented son, who shows promise of becoming a formidable fencer in his own right. The Favart salle includes accomplished fencers such as Henri de Pêne, Molier, and Duval, contributing to its prestigious reputation.
Creator
Adolphe Tavernier (Author)
Contributor
G. Genilloud
Date
1886
page start
167
page end
169
Temporal Coverage
Relation
Internet Archive
Publisher
C. Marpon et E. Flammarion
University of Toronto
Internet Archive
Rights
Public Domain
Format
Book
Language
French
Type
Chapter
Spatial Coverage
content
fr HALLER
Avoir la taille droite d'Haller et sa vigueur dans les assauts, on ne se douterait guère que le maître de la rue Favart a passé vingt-cinq ans révolus sous les drapeaux.

Haller a débuté dans la carrière au 1ᵉʳ régiment du génie de la garde, où il gagna les galons de caporal et fit, sur sa demande, la campagne de Crimée.

Ses chefs voulaient à toute force faire de lui un garde du génie et le pousser à l'étude des mathématiques.

Aux sciences, il préféra le fleuret. Ne riez pas ; l'escrime, elle aussi, est une science.

C'est alors qu'il entra au 1ᵉʳ grenadiers.

En 1859, comme on songeait à laisser les employés au dépôt, il alla trouver son colonel, M. de Bretteville, et lui demanda de partager le sort de ses camarades.

Il fit dans le même régiment la campagne de 1870.

Après la guerre, il entra au 22ᵉ d'artillerie, régiment de formation nouvelle. Il ne tarda pas à s'y distinguer, comme garde magasin, par son énergique attitude pendant l'insurrection de 1871.

Aussi fit-on une exception en sa faveur et fut-il un des rares sous-officiers décorés depuis la guerre.

La salle Favart était prédestinée ; il lui fallait, après Staat, un chevalier de la Légion d'honneur.

Haller est un élève du grand Jean-Louis.

Findenier et Jost furent aussi ses professeurs.

Nous n'essayerons pas d'analyser son jeu. Ce serait une tâche au-dessus de nos forces, surtout dans les corps à corps qu'il affectionne peut-être un peu trop. Mais si l'art de l'escrime consiste à embarrasser son adversaire, on peut dire qu'il y est passé maître.

Nous n'en voulons comme exemple que ses derniers assauts contre Gain et contre Frey.

La salle de la rue Favart est assez connue des fervents du fleuret pour ne pas la décrire. Elle compte des membres réputés, tels que : MM. Henri de Pêne, Molier (M. Molier est un escrimeur très expérimenté qui possède beaucoup de vigueur et de vitesse. Il s'est défendu naguère très brillamment contre Mérignac dans un assaut qui a eu lieu dans son coquet cirque de la rue Rénouville), Duval, Denny, Bergerault, Bayard, qui pourraient figurer avec éclat en assaut public.

Au reste, Haller est bien secondé par son fils, un grand garçon de vingt ans, bien découplé, et qui a fait un excellent début contre le jeune Pons.

Quand il aura acquis plus de jugement, il deviendra un exécutant d'une vraie puissance.