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Title
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Paul Ruzé
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier highlights Paul Ruzé, the eldest son of the renowned fencing master of Rue de la Bienfaisance. Born in Aix, France, in 1855, Paul Ruzé has established himself as a formidable fencer, trained under the tutelage of his father, who himself was a student of the legendary Jean-Louis. Known for his solid build and exceptional strength, Paul is a frequent and respected participant in public fencing bouts, admired for his skill and endurance. His fencing style is characterized by precise and rapid attacks, particularly his one-two combinations and ripostes, making him difficult to hit. Beyond his prowess as a fencer, Paul Ruzé is also a patient and well-liked instructor, carrying on the legacy of his father. He has represented French fencing with distinction in international competitions, winning accolades such as a gold medal at the Milan International Fencing Competition. Additionally, Paul is a talented artist, contributing illustrations to sports journals and enhancing his father's fencing school with his artistic creations.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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175
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page end
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178
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
PAUL RUZÉ
Paul Ruzé est l'aîné des deux fils du célèbre et excellent maître de la rue de la Bienfaisance.
Il est presque inutile de dire qu'il est l'élève de son père, lequel suivit lui-même, comme on sait, les leçons d'un des plus grands démonstrateurs de ce siècle : j'ai nommé le mulâtre Jean-Louis.
Paul Ruzé est né à Aix (Bouches-du-Rhône), le 14 février 1855. Il a donc environ trente ans.
C'est un gaillard solidement construit dont le large thorax s'appuie sur des jambes supérieurement musclées. Quant aux bras, si l'on veut avoir une idée de leur solidité, on n'a qu'à proposer à leur propriétaire une partie de boxe, et l'on appréciera bien vite tout le poids de leur détente et de leur vigueur.
Le jeune maître est un des partners les plus assidus de nos assauts publics ; il n'a jamais, — pas plus que son frère, d'ailleurs, dont je parlerai plus loin, — refusé son concours à un collègue dans l'embarras, ou à une bonne œuvre quelconque. Il y a gagné d'être connu et apprécié de bonne heure par tous ceux qui s'occupent d'escrime.
Il a, sous les armes, une position superbe au point de vue de la plastique. On peut lui reprocher peut-être de prendre un peu trop de garde et de lever le pied droit en se fendant. Ces réserves faites, il est de toute équité de reconnaître en lui un des plus brillants tireurs de la présente génération.
Paul Ruzé est à la fois attaqueur, pareur et riposteur.
Il attaque surtout par des une-deux-dessus et dedans, par des une-deux-trois-dessous, par des battements dégagés et par le coulé dégagé qu'il exécute avec une habileté et une vitesse particulières.
Ses parades sont rapides et justes.
Il prend bien les simples et le contre-de-quarte, après lequel il exécute souvent des ripostes de magnifiques coupés-dessous.
Ses ripostes du tac au tac après la parade simple jugée, sont remarquables de précision et de vitesse.
Très difficile à toucher dans la ligne du dessus, quand on l'y attaque, on peut être assuré d'une riposte dans la ligne du dessous.
Il possède beaucoup de fond. Je l'ai vu fournir, sans fatigue, cinq assauts consécutifs. Les jambes, les bras et les poumons sont également infatigables.
Paul Ruzé n'est pas seulement un bon exécutant, c'est en outre un professeur patient, très aimé des élèves de la salle, et qui semble avoir hérité de la conscience paternelle.
Il a fait en Italie deux voyages dont le résultat a été excellent pour lui et pour l'escrime française.
Au concours international d'escrime de Milan, il remporta, l'année dernière, le premier prix décerné aux maîtres étrangers : une médaille d'or et une coupe en argent ciselé qu'on peut voir exposée dans la salle de la rue de la Bienfaisance.
En 1882, il mit à profit son passage à Turin pour croiser le fer avec les professeurs et amateurs en renom de cette ville, et un nouvel objet d'art lui fut offert en souvenir des intéressantes passes d'armes qu'il y soutint.
En 1883, un grand assaut d'armes fut organisé en son honneur à Mont-de-Marsan, où il faisait sa période de manœuvres, en qualité d'officier de réserve du 34ᵉ régiment d'infanterie de ligne.
Les journaux de la localité ne tarirent pas d'éloges sur le compte du jeune professeur.
Dessinateur habile, Paul Ruzé envoie à différents journaux de sport des illustrations très fines, en même temps qu'il orne la salle d'armes paternelle d'aquarelles et de dessins vraiment artistiques.
Le jeune maître manie le pinceau et le crayon comme le fleuret, avec beaucoup de virtuosité.