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Title
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A. Rue
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier discusses A. Rue, a highly regarded fencing master known for his classical style and impressive skill. Born in Nervieux in 1851, Rue began his fencing journey in the military, quickly distinguishing himself and earning his first master certification at the École de Joinville-le-Pont in 1876. He gained recognition for his participation in public fencing matches and his role as a professor at various prestigious institutions. Eventually, Rue opened his own salle d'armes on Rue Godot-de-Mauroy, which became a popular fencing circle under the leadership of Édouard Lebey. Known for his disciplined technique and exceptional judgment, Rue is praised for his elegance and precision in fencing, despite occasionally holding back on ripostes. He is widely respected both as a teacher and as a performer.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Date
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1886
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page start
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179
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page end
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182
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
A. RUE
Celui qu'on a plaisamment dénommé Rue... Saint-Georges (ce qui est une qualification flatteuse au premier chef) est depuis longtemps considéré par les connaisseurs comme un de nos exécutants les plus doués.
Sans avoir peut-être encore acquis le maximum de sa force, il possède une maîtrise indéniable et un jeu éminemment classique. Un peu plus de sang-froid en assaut public, un peu moins de bienveillance à l'égard de ses adversaires, et ce sera tout à fait un maître.
Rue est né à Nervieux (Loire), le 15 juin 1851. Il fut appelé en 1872 sous les drapeaux au 4ᵉ d'artillerie, en garnison à Besançon. Entré comme élève à la salle d'armes, il témoigna bientôt d'un goût très vif pour l'escrime, et en 1874, après un concours qui eut lieu dans la garnison, il fut désigné et classé comme un des meilleurs concurrents par le jury et son maître d'armes, M. Lenne.
Envoyé à l'École de Joinville-le-Pont, le 15 juin 1875, il obtint un brevet de prévôt. Il prit alors part à différents concours : le 1ᵉʳ janvier 1876, il remporta un 4ᵉ prix, une médaille d'argent et un brevet de maître-adjoint ; le 15 juin 1876, nouveau succès : il décrocha le premier prix, une médaille d'argent et son brevet de 1ᵉʳ maître.
Le capitaine Dérué, qui commandait alors avec éclat l'École de Joinville-le-Pont et qui avait immédiatement reconnu ses qualités exceptionnelles, ne lui ménagea pas les encouragements, et il dut beaucoup au sympathique officier.
Son brevet de premier maître lui permit de se faire nommer maître d'armes au 65ᵉ de ligne, sur la chaude recommandation du même capitaine Dérué, qui plaida sa cause auprès du ministre de la guerre. Il professa, le 1ᵉʳ janvier 1877, à l'École supérieure de guerre, à l'École d'état-major et à l'École polytechnique en remplacement des maîtres d'armes civils.
Enfin, au mois d'août 1878, Rue prit son congé et entra comme professeur à l'École d'escrime française de la rue Saint-Marc, où il donna pendant quatre années à un grand nombre de tireurs des leçons très goûtées.
Entre-temps, il s'était fait connaître en prenant part, avec la meilleure volonté du monde, à tous les assauts publics où le faisaient rechercher l'aménité de son caractère et sa façon magistrale de tirer.
À la fin d'octobre 1882, Rue a éprouvé le légitime besoin de se mettre dans ses meubles. Il a ouvert, rue Godot-de-Mauroy, n° 5, une jolie salle d'armes où sont venus le rejoindre bon nombre d'élèves.
La salle de la rue Godot-de-Mauroy s'est transformée récemment en cercle, sous la présidence de M. Édouard Lebey, qui était tout désigné pour cette délicate fonction, dont il s'acquitte à la satisfaction de tous.
La salle comprend beaucoup d'élèves dont plusieurs, sans être des tireurs classés, sont déjà d'une bonne force. Citons, par ordre alphabétique, MM. Beaumont, Félix Blain, Bellino, Barrachin, Blossier, marquis de Croix, Francisco de la Cruz, M. de Camondo, Dejust, Alexandre Duval, Lucien Delacre, docteur Després, Georges Escudier, Fillion, Édouard Fournier, Guyon, Philippe Garnier, Georges Godillot, A. Halphen, Henri Houssaye, Hadamard, docteur Hermet, C. Jeanselme, C. Stephson, Édouard Lebey, le sympathique directeur de l'Agence Havas, un tireur fort correct, possédant beaucoup de vitesse ; Georges Lebey, Lacaille, de Lucenski, Laty, P. Lebaudy, Legrand, E. Levylier, Ménier frères, F. Meyer, de Merville, Normand, Maurice et René d'Orival, H. de Saint-Priest, Jules Ravaut, Ragon, Louis et Fernand Ravenez, Oscar et Edmond Sachs, Teillard, Thiébaut, vicomte de Vichy, comte de Vesvrotte, Weber, un bon tireur d'assaut public ; Verdé-Delisle, de la Vernède.
Rue est grand et mince, mince, mince.
Il tire suivant les sévères principes de la grande École française. Il attaque par des coups simples et de pied ferme, déployant une « allonge » peu commune.
Il « trompe » admirablement le fer, ce qui dénote, quoi qu'en disent certains amateurs, outre un doigté merveilleux, un vrai « jugement ».
Ses parades sont justes et sobres. Par exemple, il a le tort de ne pas toujours riposter — il a cependant tout ce qu'il faut pour cela.
En somme, Rue est un de nos plus sympathiques professeurs et un de nos exécutants les plus remarquables, au talent duquel je suis heureux d'avoir à rendre justice.