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Title
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Chazalet
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier describes Chazalet, a skilled fencing master who succeeded "Père Boyer" and is known for his serious approach to teaching and public bouts. At thirty-six years old, Chazalet is a well-built, good-humored individual whose demeanor contrasts with some of his more dour colleagues. He began his fencing career in the military and quickly rose through the ranks, demonstrating both natural talent and dedication. After his military service, he worked under several prominent fencing masters before taking over Boyer’s salle d'armes, where he has continued the tradition of training excellent fencers. Chazalet's style is characterized by his offensive approach, with a preference for one-two and one-two-three attacks, and his ability to execute precise parries and ripostes. Known for his classical and elegant technique, Chazalet is a sought-after partner in public fencing matches.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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211
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page end
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216
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
CHAZALET
Le successeur du « père Boyer » est un « jeune »; — il a, en effet, à peine trente-six ans.
C'est un de nos bons professeurs et l'un de nos tireurs d'assaut public les plus sérieux.
Il est de taille moyenne et solidement construit. Sa bonne humeur et le sourire qui anime sa physionomie expressive de bon garçon et de laborieux forment un heureux contraste avec quelques-uns de ses collègues, dont les visages renfrognés trahissent le grincheux d'une lieue.
Chazalet a commencé l'escrime avec Carrière au 5ᵉ bataillon de chasseurs à pied, où il était entré pour satisfaire à la loi de la conscription.
En peu de temps, son assiduité à la salle d'armes, jointe à ses dispositions naturelles, le firent nommer prévôt.
C'est en cette qualité qu'il passa, en 1869, au bataillon de chasseurs à pied de la garde.
En 1870, Chazalet faisait partie de l'armée de Paris et prenait part à tous les combats qui se livraient autour de la capitale. Il se trouvait notamment à la meurtrière affaire du Bourget, où il se battit avec beaucoup de bravoure et où il fut assez grièvement blessé.
Après la guerre, il se remit sérieusement au travail, approfondissant l'escrime et s'entraînant par un labeur quotidien.
Ses efforts ne tardèrent pas à être récompensés. Moins de deux ans après, en 1872, il était nommé maître d'armes au 30ᵉ bataillon de chasseurs à pied, à la suite d'un brillant concours.
À sa libération du service militaire (1873), il entra comme prévôt chez le professeur Pellerin, dans la salle duquel il passa deux années, puis chez Hyacinthe, rue Saint-Georges, où il resta un an environ.
Lors de la fondation de l'École d'escrime française, Chazalet, dont on avait apprécié la conscience et le mérite, fut choisi par le comité de ce club pour un emploi de professeur qu'il conserva pendant cinq années.
Enfin, lorsque mourut Boyer, quelques élèves de la salle d'armes de la rue Taitbout proposèrent à Chazalet de prendre la succession de leur professeur. Chazalet accepta, fit l'acquisition de la vieille salle d'armes de Raimondi, qu'il dirige depuis cette époque (1880).
Nombre de célébrités de l'escrime ont passé par cette salle. Citons entre autres : le général prince de la Moskowa, Ad. Desbarolles, le prince Belgiojoso, Marsaudon, de Bondy, Dupin, Bapst, etc.
Aujourd'hui encore, elle comprend d'excellents tireurs, entre autres, M. Roulez, que j'ai portraituré, et M. Dejoux, qui n'est pas seulement un très galant homme, sympathique à tous, mais qui est encore un exécutant de premier ordre.
Dans ses Salles d'armes de Paris, mon confrère A. de Saint-Albin dit que la salle Boyer « rappelle ces anciens appartements qu'on ornait sobrement avant l'invention des gros loyers et qui, depuis, n'ont subi aucune modification : les pièces modestes d'autrefois n'ont pas été augmentées, le même concierge a blanchi sous le même cordon, les locataires n'ont pas changé.
« Ainsi chez Boyer on tire en famille; jamais, pour ainsi dire, on n'aperçoit un nouveau visage. Quand, par hasard, un étranger pénètre dans la salle, les fleurets s'abaissent, les tireurs se redressent, s'interrogent avec inquiétude et examinent curieusement le nouveau venu... »
Depuis quelque temps, la salle Chazalet s'est transférée dans une belle pièce au rez-de-chaussée de la rue de la Chaussée-d'Antin, 23.
Parmi les plus remarquables tireurs, il convient de citer en première ligne M. Dejoux, un tireur de la grande école, dont le jugement et la main excellente font merveille en assaut; — MM. Gattier et Potel, deux attaquants pleins de vigueur et de vitesse; — M. Albert Garnier, un escrimeur au jugement très sûr, à la main fine; — Rigaud, un exécutant d'une vigueur étonnante, qui « touche » fréquemment.
Parmi les tout jeunes tireurs qui donnent plus que de l'espérance, nommons, tout d'abord, MM. Albert et Jules Pra, deux escrimeurs extrêmement bien doués, qui possèdent à la fois vigueur et correction; — Levallois, un de nos jolis exécutants d'assaut public; puis les trois frères Breitmayer (Paul, Georges et André), dont les qualités diverses font bien augurer pour leur avenir d'escrimeurs.
Parmi les assidus de la salle de la Chaussée-d'Antin, nommons encore : MM. Lugol, Jollibois fils, Leprévost de Launay, Georges Odier, Alexiades, Merlin, Rebon, Cardozot, Guillaumet, Hernandez, etc.
Les deux prévôts de la salle, Fichot et Monraisin, ont pris part avec succès à plusieurs assauts publics.
J'ai dit que Chazalet était un bon démonstrateur : les succès obtenus par quelques jeunes gens, ses élèves, aux concours annuels de l'École d'escrime française et de la Société d'encouragement de l'escrime, le prouvent amplement.
C'est de plus un excellent tireur, à la fois correct, énergique et rapide.
Il prend volontiers l'offensive et attaque généralement par des une-deux et une-deux-trois précédés de battements.
Il a du jugement et réussit quelquefois très bien le temps.
Il pare et riposte juste dans toutes les lignes, prend des parades simples avec beaucoup de sobriété, sans s'écarter à droite ou à gauche. Nous lui avons vu réussir plusieurs ripostes en sixte liée vraiment magistrales.
En somme, c'est un tireur élégant et classique justement recherché comme partenaire dans les assauts publics.