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Title
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Désiré Robert
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier reflects on the life and legacy of Désiré Robert, who passed away three years ago at a young age, succumbing to rheumatic fever complicated by heart disease. Désiré was the son of J.-B. Robert, a renowned fencing master, and the brother of Robert aîné, another prominent figure in the fencing world. Known for his correct form, Désiré excelled in classical fencing, compensating for his physical limitations with exceptional precision and judgment. He was highly regarded for his integrity and sportsmanship, making him a sought-after partner in fencing circles. Désiré taught at the cercle d'escrime on rue du Helder, founded by his nephew Georges, and was beloved for his patient and conscientious instruction. His passing was a significant loss to the fencing community, where he was respected and admired for his expertise and character.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Date
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1886
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page start
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252
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page end
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254
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
DÉSIRÉ ROBERT
C'est à une atteinte de rhumatisme articulaire aigu, compliqué d'une maladie de cœur, que Désiré Robert a succombé, il y a trois ans.
Il n'avait pas quarante ans, et, certes, de longues années paraissaient promises à sa vigoureuse maturité.
Désiré était le fils de J.-B. Robert, professeur d'escrime sous la Restauration, le gouvernement de Juillet et l'Empire — et le frère de Robert aîné qui fut un des plus forts tireurs de ce temps.
Le chef de cette dynastie d'escrimeurs, J.-B. Robert père, fut naturellement le professeur de ses enfants. C'est lui qui leur mit le fleuret à la main et les forma à son école, c'est-à-dire à celle de l'illustre La Boëssière, dont il était l'élève.
Désiré Robert était d'une taille un peu au-dessous de la moyenne.
Les cheveux noirs, crêpelés, le teint bistré, les lèvres épaisses, dénotaient une origine mulâtresse.
Le visage respirait la bonté qui était bien la dominante de cette douce nature.
C'était un tireur à la tenue vraiment correcte, qui suppléait par un sang-froid à toute épreuve, par un jugement sûr, par une main très fine à l'insuffisance de ses jambes.
Ce fut avant tout un classique du fleuret, à la pointe toujours bien en ligne, à la parade sobre et serrée, très recherché pour toutes ces qualités, aussi bien par ses collègues que par nos premiers amateurs qui désiraient l'avoir pour partner.
Sa loyauté absolue, sa franchise à accuser le coup de bouton ne faisaient qu'augmenter cet empressement.
Tout le monde a présentes à la mémoire les passes d'armes exquises et savantes qu'il a soutenues à la Faisanderie contre quelques-uns des professeurs de cette école, Hottelet entre autres, et dans différents cercles parisiens, notamment contre MM. Féry-d'Esclands, Brinquant, A. de Aldama, de Villeneuve, d'Ariste, Dérué, Tony Girard, etc.
En dernier lieu, Désiré Robert était attaché au cercle d'escrime de la rue du Helder, fondé par son neveu Georges.
Les leçons de ce maître consciencieux et patient, héritier des saines traditions de la fin du siècle dernier, étaient recherchées à juste titre.
Désiré était, en outre, professeur d'escrime aux institutions Du Vignau et Massin, et au lycée Henri IV, où il a formé, toujours en compagnie de son neveu, une pépinière de jeunes tireurs d'avenir.
La maladie l'avait malheureusement contraint à interrompre ses leçons.
On n'a certainement pas oublié le grand assaut que Désiré organisa, jadis, à son bénéfice, au Grand Hôtel. Tout ce qui tient ou a tenu un fleuret vint applaudir le sympathique organisateur qui fit un brillant assaut avec Louis Mérignac.
Le monde de l'escrime a perdu en Désiré Robert un de ses maîtres les plus savants, les plus fins, les plus aimés.