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Title
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Pons (Neveu)
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Description
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This chapter from "Amateurs et salles d'armes de Paris" by Adolphe Tavernier recounts the life and career of Pons neveu, who passed away shortly after his uncle, Pons aîné. Unlike his uncle, who lived into his nineties, Pons neveu died before reaching sixty. Known for his short and stout build, he had an impeccable and somewhat formal appearance, which matched his disciplined approach to fencing. Having trained under his uncle, Pons neveu became an accomplished fencer and a respected teacher, founding his own salle d'armes where he taught for 25 years. He was known for his precise attacks and quick ripostes, and he left behind a legacy of students who excelled in public bouts. One of his most memorable moments was a duel with the Italian baron de San-Malato, where Pons demonstrated exceptional skill and upheld the honor of the French fencing tradition.
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Creator
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Adolphe Tavernier (Author)
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Contributor
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G. Genilloud
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Date
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1886
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page start
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264
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page end
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268
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Publisher
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C. Marpon et E. Flammarion
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University of Toronto
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Internet Archive
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Rights
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Public Domain
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Format
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Book
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Language
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French
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content
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fr
PONS (NEVEU)
Pons neveu a suivi de près son oncle dans la tombe, mais il est loin d'avoir fourni une si longue carrière que lui. Il est mort avant d'avoir atteint la soixantaine, alors que Pons aîné était presque nonagénaire.
Il avait bien la physionomie de son nom. Il était court, trapu et énergique.
La tenue de Pons, à la ville comme à la salle d'armes, était très correcte, j'allais dire très académique. Tout de noir habillé, bien soigné, le chapeau haut de forme aux bords irréprochables, on l’eût pris, de dos, pour un officier ministériel : notaire ou avoué. De face, c'était différent. L'énergie de la tête, aux traits fins et réguliers, l'abondance des sourcils, et surtout la forte moustache soulignée par la longue barbiche bien fournie, le faisaient plutôt prendre pour un officier en retraite.
Pons avait commencé à faire des armes en 1837 avec son oncle, Pons aîné.
Il était là à une excellente école ; aussi devint-il, en peu d'années, un élève distingué.
Il fut prévôt de son oncle pendant vingt années. Ce long stage accompli, il eut la légitime ambition d'avoir une salle à lui et fonda alors celle qui existe encore aujourd'hui, passage du Retiro et rue Boissy-d'Anglas.
Il y avait vingt-cinq ans qu'il professait dans cette salle justement renommée. Elle est située au rez-de-chaussée et se compose de trois pièces : une antichambre, un grand lavabo et la vaste salle carrée où bon nombre de tireurs peuvent faire assaut à la fois.
Sur les murs règne, comme dans tous les établissements semblables d'ailleurs, une armée de fleurets et de masques, ponctuée çà et là de panoplies aux épées supérieurement montées.
N'oublions pas de mentionner une collection de gravures assez curieuses représentant les différentes positions du tireur d'après Angelo, le célèbre maître italien du XVIIIe siècle, auteur d'un très curieux Traité d'escrime.
Pons neveu passait, à juste titre, pour un professeur connaissant bien la science de l'escrime.
Il l'a prouvé en formant des élèves qui ont fait parler d'eux.
Citons parmi les principaux : MM. le comte de Brissac, le comte de Comminges, le baron Demarcay, le comte Hallez-Claparède, A. Hennessy, de Lareinty, de Pourtalès, le duc de Vicence, de Montalivet, M. G. Delcro, un gaucher de première force, l'adversaire habituel, jadis, des Alfonso de Aldama, des Lindemann et autres brillants tireurs.
M. Corthey, — encore une bonne connaissance de nos assauts publics, — et enfin M. Le Couturier, font également partie de cette salle.
N'oublions pas que Pons a contribué à former ce trio de remarquables tireurs qui ont nom : de l'Angle-Beaumanoir, de Lindemann et Alfonso de Aldama.
Pons a figuré bien souvent dans les assauts publics depuis le jour où il débuta avec Collinet, en 1839.
Il y a presque toujours brillé. Il a fourni de magnifiques assauts contre Robert aîné, son partenaire favori; contre Mimiague, contre Vigeant, et bien d'autres que nous ne citons pas.
Sa tenue sous les armes était correcte. Il attaquait de pied ferme, en dépit de sa petite taille et exécutait des dégagés d'emblée et des coupés-dégagés foudroyants de vitesse et d'à-propos.
Il eut également une jolie main et prenait les temps avec habileté. Sa parade était légère, et il excellait dans les ripostes du tac-au-tac. En somme, un tireur peu ordinaire.
On n'a certainement pas oublié le duel retentissant qu'il eut, en 1882, avec le tireur italien baron de San-Malato.
Il serait oiseux de revenir sur les origines de cette querelle. Ce que je veux en retenir, c'est la belle tenue de Pons sur le terrain, le sang-froid, la crânerie et la science qu'il y sut déployer. Il poursuivit son adversaire et le fit reculer la distance de 150 mètres, en dépit de sa jambe imparfaitement remise. On sait qu'il a eu la jambe cassée il y a quelques années.
Il avait fini par acculer le baron de San-Malato à une palissade et s'apprêtait à recueillir le fruit de ses peines, je veux dire à lui allonger un bon coup d'épée, quand l'un des arbitres du combat le contraignit à rendre du champ à son adversaire.
Cette fois, Pons marcha encore résolument sur le tireur sicilien et le blessa une première fois au poignet par un superbe contre-dégagement.
À la troisième reprise, le baron de San-Malato fut encore atteint par le même coup au médius et ne dut son salut qu'à un rapide saut en arrière.
Ce jour-là, Pons a bien mérité de l'escrime, car il sut tenir haut et ferme l'honneur de l'école française.