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Title
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fr
Au Casino de Paris : Les Pantins de Paris : Ballet-Revue de P.-L. Flers
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Alternative Title
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en
At the Casino de Paris : The Puppets of Paris : Ballet-Revue by P.-L. Flers
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Description
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The article discusses "Les Pantins de Paris," a ballet-revue performed at the Casino de Paris, a venue well-known for its association with athletic events like the world wrestling championship. The revue, written by P.-L. Flers—a pseudonym used by Léon Pierre Édouard Pujol—prominently features sports, making it particularly appealing to Paris' athletic community, including those involved in fencing and other physical sports. Flers, recognized for his contributions to sports as a founder of the Racing Club and a former football captain, infuses his passion for athletics into the narrative, especially in an act set at the Femina Sporting Club. This fictional club highlights women participating in various sports such as fencing, boxing, and football, reflecting the increasing role of women in athletics. The production is meticulously staged by M. Borney, who is praised for his hands-on approach, with choreography and direction from experts in various sports, enhancing the performance's authenticity and appeal.
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Creator
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Paul Mégnin [unidentified]
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Date
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March 9, 1902
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number
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182
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page start
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157
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page end
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157
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
Au Casino de Paris
Les Pantins de Paris
Ballet-Revue de P.-L. Flers
De tous nos établissements parisiens, le Casino de Paris, si habilement dirigé par MM. Borney et Desprez, est certes un des plus sportifs. N'est-ce pas sur la coquette scène de la rue de Clichy que nous avons chaque année ces mémorables soirées du championnat du monde de lutte, dont La Vie au Grand Air a longuement parlé ?
Depuis quelques jours, on donne au Casino une revue-ballet où le sport tient une place importante ; le Tout-Paris de l'escrime et des sports athlétiques ne manquera pas d'aller applaudir à ces Pantins de Paris, dont le scénario est dû au sympathique P.-L. Flers.
Qui, dans le monde sportif, ne connaît P.-L. Flers ? N'est-il pas un des premiers de cette pléiade de jeunes, parmi lesquels nous comptons un certain nombre de nos confrères, qui, il y a quelques années, bataillèrent — en donnant de leur personne — en faveur du sport et des sports ? Flers a été, si je m'en souviens bien, un des fondateurs du Racing Club et même capitaine d'une équipe première de football ; il pratiqua aussi l'escrime, et si les camarades Perrée et Séguin ne l'ont point portraituré dans leurs Silhouettes d'escrimeurs, c'est que, auteur fécond et très joué, le temps lui manque aujourd'hui pour se produire, comme il le pourrait, en assaut public. Flers manie aussi bien la plume que l'épée, et c'est un fait à remarquer que, dans toutes les pièces ou revues qu'il a fait jouer, il y a toujours une partie sportive. Mais jamais encore le sport n'avait tenu une place aussi importante que dans les Pantins de Paris.
Je n'entreprendrai pas de vous conter par le menu les scènes tour à tour amusantes, gracieuses, très gaies et très parisiennes de ce nouveau succès du Casino. Qu'il vous suffise de vous dire que tout un acte se passe au Femina Sporting Club. Femina ! Ce vocable est maintenant courant dans notre langue parisienne et c'est à la sœur cadette de La Vie au Grand Air que revient l'honneur de cette création ! Sporting Club en dit assez, et c'est une idée vraiment charmante que d'avoir choisi des femmes pour initier les spectateurs du Casino aux divers sports pratiqués aujourd'hui. Au Club ultra-féminin, tous nos sports aimés : escrime, canne, boxe, football, automobile, sont en honneur et très en honneur. Le Casino de Paris nous fait une excellente réclame pour nos réunions sportives à venir, il est de toute justice que nous lui rendions la pareille.
Je n'ai, je pense, nul besoin de vous présenter M. Borney, le manager de l'établissement de la rue de Clichy ; le Tout-Paris sportif le connaît.
Mais une des particularités qui distinguent M. Borney, c'est que c'est un des metteurs en scène les plus compétents que je connaisse. J'ai eu l'occasion parfois d'assister à des répétitions au Casino ! Eh bien, c'est là, en plein travail, qu'il faut voir Borney ! Il montre lui-même tous les pas à ses danseuses, il indique tous les mouvements et tous les jeux scéniques, comme s'il n'avait jamais fait que cela toute sa vie.
Pour l'escrime, comme pour la canne et la boxe, c'est à des maîtres en ces arts qu'il s'est adressé, à Lucien Mérignac et à Castérès, qui ont dirigé et réglé les répétitions ; pour le football, P.-L. Flers s'en est chargé.
Vraiment, ces Pantins de Paris — je ne parle pas du scénario général, qui se tient très bien, est amusant et très parisien — sont très curieux au point de vue purement sportif.
P. M.