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Title
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fr
Après Pini, bravi! Après Greco, bravo!
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Description
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The article describes the significance of Paris as a hub for international sports, particularly fencing, where champions from various countries seek recognition. The focus is on the visits of two renowned Italian fencers, Pini and Agesilao Greco, who came to Paris for fencing demonstrations. Greco, known for his graceful style, introduced his younger brother, Aurelio, who is set to take over his fencing school in Rome. The narrative also touches on past tensions between Greco and a French fencer, Chevilliard, which have since been resolved. Additionally, it mentions a duel involving Bruneau de Laborie, a journalist, and Kirchhoffer, a fencing master, sparked by a critique of Pini's matches. The duel ended with Kirchhoffer lightly wounded.
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Contributor
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Boisdon (Photographer)
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Date
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April 26, 1902
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number
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189
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page start
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269
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page end
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269
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
Après Pini, bravi!
Après Greco, bravo!
Paris, quelques tentatives que l'on ait faites pour l'en déposséder, conserve décidément son titre de capitale des sports. Quelle que soit leur spécialité, épée, cheval, bicyclette ou moteur, tous les champions étrangers viennent lui demander la consécration qui leur manque. En escrime, particulièrement, nous avons vu, depuis quelques semaines, défiler les plus illustres maîtres étrangers. Après Pini, voilà à son tour Greco, un des plus fameux maîtres italiens, qui ne peut se décider à s'embarquer pour l'Amérique du Sud sans venir tirer à Paris où il ne s'était pas montré depuis six ans. Il en a profité pour nous présenter son jeune frère Aurelio, son élève, qui marche sur ses traces et qui va d'ailleurs le remplacer à la tête de son école de Rome.
Il y a toutes sortes de raisons pour réunir le nom de Greco à celui de Pini. D'abord, ils sont tous deux chevaliers et tous deux Italiens. Ensuite, tous deux sont de très forts escrimeurs bien que leurs genres soient différents. Tous deux font le bonheur des escrimeurs argentins, car à Buenos-Ayres l'un dirige l'École militaire d'escrime et l'autre va professer à l'École de guerre. L'un nous a montré son élève Juan Bay, l'autre nous fait connaître son frère Aurelio. Pini, c'est la science servie par la puissance, Greco c'est la science jointe à la grâce. Et chacun de ces styles a son charme, l'un et l'autre étant « artistiques », ce qui est le but des escrimeurs italiens.
Agesilao Greco vint à Paris pour la dernière fois en 1896 pour le tournoi. Il y eut à ce moment des discussions assez vives entre lui et Chevilliard, des cartels envoyés et non relevés, des histoires enfin.
Mais grâce à l'ami Lafourcade-Cortina, tout est oublié. Chevilliard et Greco se sont serré la main; il n'est plus question de rien, et on a pu, en toute liberté d'esprit, admirer la correction de la garde, les allonges, les phrases du maître palermitain, petit, brun, bien musclé, au regard acéré, à la chevelure noire, qui, avec ses trente-trois ou trente-quatre ans, s'est affirmé, dans les capitales d'Europe et d'Amérique, comme un tireur de premier ordre.
Son premier assaut, cette année à Paris, eut lieu au Figaro avec Georges Rouleau, et de ces deux talents, de ces deux courtoisies, de ces deux élégances est née une rencontre admirable dont on se souviendra. Puis Greco prêta, bien gracieusement, son concours précieux à l'assaut donné au Grand Hôtel, au bénéfice de la Société de secours mutuels des maîtres d'armes de Paris, et dut y livrer combat avec Rossignol, ardent lutteur et qui plus est gaucher. Ce fut pour le maître italien encore un bel assaut. Très éclectique, il tire le sabre comme le fleuret et l'épée. À la réunion de la Société d'escrime à l'épée, il a croisé le fer avec différents amateurs et maîtres, et c'était merveille de voir sa lame si mince, si frêle, écarter de son corps les épaisses masses d'acier que sont les lames Baudry. Mais ses contres ne permettent pas d'approcher de la poitrine. Seules, les jambes sont vulnérables, car l'habitude du fleuret le porte à moins garantir les points « qui ne comptent pas ».
Aurelio Greco, son frère, beaucoup plus jeune que lui, possède les mêmes qualités. Ses parades sont fermes, ses ripostes vives et ses attaques impétueuses et toutes d'allonge. C'est à lui que va incomber la direction de l'importante salle d'armes que son frère a fondée à Rome, pendant que ce dernier sera à Buenos-Ayres.
Ainsi que je le disais en commençant, le nom de Pini et celui de Greco devaient être réunis; car pendant que Greco arrivait à Paris et se préparait à tirer au Figaro, notre confrère Bruneau de Laborie, chroniqueur d'escrime à ce journal, croisait le fer, pour tout de bon, avec Kirchhoffer, et ce, à cause de ses comptes rendus des assauts de ce dernier avec Pini. C'était du moins la raison initiale de ce duel.
Ce duel avait été motivé par les comptes rendus publiés par le Figaro, des assauts Pini-Kirchhoffer. Qu'on n'aille pas déduire de là que Kirchhoffer était l'offensé. M. de Laborie s'était montré très courtois dans ses appréciations, et rien ne pouvait choquer Kirchhoffer. Aussi, n'est-ce pas lui qui s'est fâché, mais Vigeant, son maître, qui, par ses récriminations trop vives, a forcé de Laborie à demander à Kirchhoffer s'il prenait la responsabilité des paroles de M. Vigeant.
La rencontre fut dirigée par Camille Prévost. Deux fois la chemise de Kirchhoffer fut transpercée, et, à la fin, il fut touché au cou, après un combat où les deux adversaires rivalisèrent de courage.
Kirchhoffer n'était que peu grièvement atteint, puisqu'il tirait en public le surlendemain, mais suffisamment pour permettre à quelques-uns de crier : La voilà bien la revanche des épéistes !
Louis PERRÉE.