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Title
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fr
Une salle d'armes à New-York
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Alternative Title
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en
A salle d'armes in New-York
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Description
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en
The article discusses the recent inauguration of a Fencing Academy in New York by Marcel Cabijos, a French fencing master. The opening ceremony, presided over by Gaston Liebert, Consul General of France, featured demonstrations of French fencing techniques. Cabijos' goal is not only to train students but also to promote French fencing in the United States. The article highlights Cabijos' background, recalling his efforts to create a fencing society on the cruiser Jurien-de-la-Gravière during World War I, which had a positive impact on the crew's morale.
Since arriving in America, Cabijos has been highly active in promoting fencing, organizing numerous demonstrations and courses. He founded a fencing school at the West Side YMCA and began offering lessons at The French School for Girls and Marymount College. The article praises his dedication to spreading French fencing culture in the U.S. and calls for support of his efforts.
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list of authors
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Léon Trapani [unidentified]
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Date
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April 19, 1922
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volume
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68
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issue
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109
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page start
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6
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page end
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6
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
Une salle d'armes à New-York
Un de nos compatriotes, M. Cabijos, a récemment inauguré à New-York une Académie d'armes, « Fencing Academy » où il enseignera désormais l'escrime française. M. Gaston Liebert, consul général de France, présidait la soirée officielle d'inauguration, au cours de laquelle le maître Cabijos fit une démonstration technique et pratique de l'épée, du fleuret et du sabre avec le concours de MM. de la Rochette et Emile Yven. Cet événement ne doit pas passer inaperçu, le but de M. Cabijos n'étant pas seulement de former des élèves mais d'acclimater et de propager notre sport national en Amérique.
Si la tâche est ardue, celui qui l'entreprend a des antécédents qui répondent de l'avenir. Et lorsqu'on saura ce que M. Cabijos a su déjà réaliser, on pourra lui faire confiance.
En juin 1916, en pleine guerre, le croiseur Jurien-de-la-Gravière, sous la menace terrible et constante des sous-marins, fend hardiment les flots. Et les hommes à bord qui, d'un instant à l'autre, peuvent se trouver face à face avec la mort, que font-ils ?
De l'escrime !
Passionné des armes, M. Cabijos, aux heures de loisirs, entraînait ses camarades. Cet animateur avait résolu de créer une société d'escrime à bord du croiseur, et c'est en rade d'Argostoli, île de Céphalonie (Grèce), qu'il réalisa son projet. La société fondée fut reconnue officiellement par les autorités du bord. M. Paul Nivet, capitaine de frégate, commandant le Jurien-de-la-Gravière, Gaston Rignon, capitaine de corvette, commandant en second, non seulement en acceptèrent la présidence d'honneur, mais facilitèrent l'entraînement à bord et dans les salles d'armes pendant les escales. Ils n'eurent pas à s'en repentir et ces chefs avertis constatèrent bientôt les heureux effets de la pratique de l'escrime à bord.
Bref, le « Contre de Sixte », c'est le nom que prit la jeune société, prospéra vite et M. Cabijos avait créé l'escrime dans la marine.
En février 1919, après être resté à bord soixante-deux mois consécutivement, il fut débarqué par droit d'ancienneté. On retrouve le maître Marcel Cabijos en Amérique. En août 1920, il débute au Lyric Theatre de New-Jersey par un assaut d'armes avec M. John Lawrence, ex-officier de l'armée américaine.
Pour réaliser son projet, la diffusion de l'escrime française en Amérique, son activité dès ce moment ne connaît plus de bornes. À tel point que l'écho de ses exploits parvient jusqu'à la Fédération nationale d'escrime à Paris et, grâce à M. René Lacroix, secrétaire général, nous avons eu sous les yeux le programme étonnant que M. Cabijos, à lui seul, a pu mettre sur pied et exécuter. Il multiplie les démonstrations, prend part à de nombreuses fêtes où il fait apprécier l'art de l'escrime, organise des cours, notamment au West Side Y. M. C. A.
Il fait tant et si bien qu'il parvient à fonder une salle d'armes.
Mais son zèle ne se ralentit pas. Bien au contraire, son activité, ayant désormais un point d'appui, n'en sera que plus efficace. En novembre 1921, il fonde un cours d'escrime dans l'établissement The French School for Girls.
En décembre, il anime plusieurs fêtes du cliquetis de son épée et, en janvier 1922, il plaide la cause des armes au Marymount College. Dans cet établissement religieux de jeunes filles, où l'art français tient une place prépondérante, M. Marcel Cabijos fera travailler vingt-huit escrimeuses dont la plupart viendront à Paris cette année.
Telle est l'œuvre entreprise par l'un des nôtres en Amérique : on voit les résultats déjà obtenus, et ce qu'on en peut attendre encore.
Le développement de l'escrime française en Amérique serait pour nos maîtres d'armes un champ d'action illimité. M. Marcel Cabijos travaille dans l'intérêt général et dès lors il mérite tous les encouragements.
Léon Trapani