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Title
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fr
L'Œuvre du Maître Cabijos
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Alternative Title
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en
The Work of Master Cabijos
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Description
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en
The article provides an account of the efforts of M. Cabijos to promote French fencing in America during the early 1920s. His journey began aboard the cruiser Jurien de la Gravière during World War I, where he founded a fencing society named Contre de Sixte. Upon arriving in New York in 1920, Cabijos undertook the challenge of introducing and popularizing fencing without any external support. He initially gained attention through a public bout at the Lyric Theatre in New Jersey and by training at the New York Fencing Club under master Capdevielle. Later, with the support of Dr. John Brown of the YMCA, he established fencing courses within YMCA facilities, beginning at the West Side YMCA, and continued to organize exhibitions, including a significant event on January 1, 1921.
M. Cabijos officially inaugurated the Fencing Academy in New York on November 1, 1921, alongside Emile Yven and Baron Charles de la Rochette, with the French Consul General presiding over the ceremony. Demonstrating a relentless commitment, he expanded his influence by introducing fencing courses at The French School for Girls and giving charity performances at notable venues like the Hôtel Ritz Carlton and Hôtel Astor. In January 1922, he commenced a course at Marymount College, further solidifying his contributions. The article concludes by recognizing Cabijos's efforts to firmly establish French fencing in America and anticipates further achievements from him.
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list of authors
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Léon Trapani [unidentified]
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Date
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April 1922
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volume
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2
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issue
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15
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page start
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42
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page end
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42
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Rights
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Public Domain
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content
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fr
L'Œuvre du Maître Cabijos
Le nom de M. Cabijos n’est pas inconnu des escrimeurs. Déjà, en septembre 1919, M. Joë Bridge, avec une louable perspicacité, voyant en lui un véritable animateur, avait ouvert toutes grandes les colonnes de la revue Les Armes pour faire connaître les résultats obtenus par M. Cabijos. Celui-ci, en pleine guerre, avait créé à bord du croiseur Jurien de la Gravière une société d’escrime, le Contre de Sixte, travaillant ainsi à la diffusion de l’escrime dans la marine.
Puis, en février 1919, après être resté à bord soixante-deux mois consécutifs, il fut débarqué par droit d’ancienneté et nous le retrouvons, en 1920, à New-York.
Seul, sans aucune aide, sans aucun encouragement, soutenu seulement par sa passion des armes, M. Cabijos ne recule pas devant la tâche ardue d’“acclimater” notre sport national en Amérique. Mais il s’y prend d’une manière fort habile, comprenant qu’il fallait tout d’abord frapper l’imagination des spectateurs pour attirer leur attention sur l’escrime.
En août 1920, il donne un assaut au Lyric-Theatre du New Jersey avec M. John Lawrence, ex-officier de l’armée américaine.
En septembre, octobre et novembre, il s’entraîne au Fencing-Club de New-York, dirigé par le maître Capdevielle.
Mais en novembre, avec l’appui du docteur John Brown, directeur de la culture physique au The International Committee of YMCA, M. Cabijos réussit à infiltrer l’escrime française dans les établissements de la YMCA, où son activité trouve désormais un champ d’action presque illimité. Il ne tarde pas à fonder, au West Side YMCA, un cours d’escrime, tout en continuant à organiser des assauts d’armes, notamment le 1er janvier 1921, dans la salle des fêtes du Central Branch YMCA Brooklyn, où il tire contre René Hochet.
En mars, en mai, et septembre, il prend part à de grandes manifestations, telles que celle de l’Hôtel Plaza, en l’honneur des Vétérans français de la Grande Guerre.
Enfin, le 1er novembre, il inaugure, grâce à la collaboration de M. Emile Yven et du baron Charles de la Rochette, la Fencing Academy, au 62 West 88th Street, New York City, qu’il dirigera désormais.
M. Gaston Liebert, consul général de France, présidait la soirée officielle d’inauguration.
Le professeur Cabijos y exposa tout d’abord les avantages de l’escrime et le but qu’il poursuivait : implanter le sport national français en Amérique. Puis il fit une démonstration de l’étude du fleuret, du sabre et de l’épée.
Voici M. Cabijos à la tête d’une salle d’armes. Un autre que lui se contenterait de ce résultat. Mais notre compatriote ne considère pas son rôle comme terminé.
Avant que l’année ne se termine, il organise un cours d’escrime dans l’établissement The French School for Girls sous la présidence de Mlles McClellan et Williams, directrices.
Puis, il donne un assaut d’armes dans l’auditorium de l’église de Notre-Dame de France au bénéfice d’une œuvre de charité. Il paraît encore à l’Hôtel Ritz Carlton dans une fête de bienfaisance et aussi à l’Hôtel Astor.
Si M. Cabijos — on le voit par ces quelques exemples — a bien rempli l’année 1921, il débute, en 1922, par un coup de maître.
Le 13 janvier, il donne un assaut dans un établissement religieux de jeunes filles, au Marymount College de Tarrytown, sous la présidence des Reverend Mother M. J. Butler et Mother M. Gérard, et à partir de ce jour, M. Cabijos aura vingt-huit nouvelles élèves à faire travailler dans ce collège où l’art français tient une place prépondérante.
D’ailleurs, il est très probable que nous aurons l’occasion de voir et d’applaudir à Paris quelques-unes des escrimeuses formées par M. Cabijos.
En attendant, il était nécessaire de faire connaître au monde des armes les efforts fournis et les résultats inestimables obtenus par l’un des nôtres en Amérique.
Qu’il continue son labeur acharné et qu’il sache que, désormais, les regards sont tournés vers lui.
Léon Trapani