Un duel tragique—Mort de M. Harry Alis

Item

Title
fr Un duel tragique—Mort de M. Harry Alis
Alternative Title
en A Tragic Duel—Death of Mr. Harry Alis
Description
The article recounts the tragic duel that led to the death of M. Harry Alis, describing it as a senseless and devastating event. Following a trivial dispute, Alis was killed in a duel by M. Le Chatelier on the Île de la Grande Jatte. The narrative emphasizes that, although the duel was conducted fairly, the real tragedy lies in the fact that it occurred at all. The article reflects on the barbarity of dueling, contrasting it with English customs where dueling is absent without diminishing bravery. It suggests that eliminating duels might reduce the frequency of insults, as without the threat of mortal combat, people would be less inclined to provoke others. The author argues that the nation should preserve the lives of its citizens by abolishing duels, thus preventing unnecessary bloodshed.
Contributor
Osvaldo Tofani (Illustrator)
Date
March 17, 1895
number
226
pages
87, 88
Publisher
Fencing Arms & Artifacts
Rights
CC BY-NC 4.0
Language
French
Identifier
2021.02.003
Spatial Coverage
Provenance
Loaned for digitization by Benjamin Bowles
Digitized by Benjamin Bowles
Cataloged by Benjamin Bowles
content
fr Un duel tragique
MORT DE M. HARRY ALIS
L'un des plus laborieux et des meilleurs d'entre nous, M. Harry Mis, vient de mourir de la plus épouvantable et de la plus stupide façon.

Dans l'ile de la Grande-Jatte, à la suite d'une futile polémique, il a été tué net en duel par M. Le Chatelier.

Vous connaissez déjà tous les détails de cette horrible affaire.

Il n'y a pas à incriminer le vainqueur de cet affreux combat ; les choses se sont passées très loyalement, le malheur est qu'elles se soient passées.

Le duel est, sera longtemps encore le dernier mot de certaines discussions ; peut-être cependant les esprits sérieux devraient-ils chercher un moyen moins barbare.

Les Anglais n'ont point le duel et leur bravoure n'en est pas moindre pour cela.

Je ne sais même si l'on n'hésiterait point à injurier un homme. si l'on était convaincu qu'il ne peut vous demander raison les armes à la main au risque de- votre vie.

Les égards que l'on a pour les femmes, pour les vieillards, viennent en partie de cette générosité.

On n'insulte pas ceux qui ne peuvent se dé-fendre, quand on a nn peu de coeur, et enFrance on en a beaucoup.

La patrie a besoin du sang de tous ses enfants, elle doit interdire qu'on le gaspille. Sup-primez hardiment le duel et vous verrez que les affronts deviendront bien plus rares ; on s'abstiendra quand il ne sera plus possible de dire.

Vous savez, si vous n êtes pas content, je suis votre homme.